mardi 29 novembre 2016

Tetouan - la colombe du nord du maroc

Tetouan - la colombe du nord du maroc




Tétouan a eu une importance particulière durant la période islamique, à partir du VIIIe siècle, comme principal point de jonction entre le Maroc et l'Andalousie. Après la Reconquête, la ville a été reconstruite par des réfugiés revenus dans cette région après avoir été chassés par les Espagnols. Cela est visible dans l'architecture et l'art qui témoignent de fortes influences andalouses. C'est l'une des plus petites médinas marocaines, mais sans aucun doute la plus complète, dont, ultérieurement, la majorité des bâtiments sont restés à l'écart des influences extérieures.

Ce site culturel est classé au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO depuis 1997.

Histoire du site

Les origines de la ville de Tétouan sont encore inconnues, mais la découverte de sites archéologiques remontant à la préhistoire et à la période classique (phéniciens, punico-mauritaniens et romains) dans l'environnement immédiat de la ville témoignent d'une occupation très ancienne de la vallée de l'oued Martil en général et du site de Tétouan en particulier.

Pendant la période islamique, la région de Tétouan revêt une importance considérable, puisqu'elle constitue l'unique passage entre la péninsule ibérique et l'intérieur du Maroc. Plusieurs villes sortent alors de terre, comme Ceuta, Tanger et Ksar-es-Seghir. 


Entre le 10ème et le 12ème siècles, Tétouan est mentionnée par divers écrivains arabes, mais il faut attendre la fin du Moyen-Age, après la chute de Ceuta et d'autres centres côtiers aux mains des troupes espagnoles et portugaises, pour la voir jouer un rôle important.


En 1286, le sultan Abou Youssef Yacoub el-Marini fait élever une garnison fortifiée (kasba) sur le site de Tétouan afin de bloquer Ceuta. Au début du 14ème siècle, la ville se développe, mais elle sera pillée et totalement détruite par les forces espagnoles Wl siècle plus tard. Elle est reconstruite à la fin du 15ème siècle, sous le règne du sultan Mohammed ach-Cheikh ei-Wattassi, par un groupe de réfugiés en provenance d'Andalousie. 

A la fin du 15ème siècle, la ville n'est pas très étendue: limitée à l'actuel quartier d'al-Balad et à la kasba fortifiée, elle répond aux exigences d'Abou el-Hassan Ali elMandri, chef militaire de Banou ei-Ahmar de Grenade.
La deuxième phase de son développement débute au milieu du 16ème siècle, avec l'extension de la médina vers le sud-ouest (quartier de Rabat ai-Asfal). 



Enfin, à partir de 1609, l'arrivée des Moriscos (musulmans espagnols convertis de force au christianisme et plus tard chassés d'Espagne) contribue à une nouvelle expansion de la médina, vers le nord-ouest cette fois-ci (quartier de Rabat al-Aala). Cet essor se poursuit jusqu'au milieu du 18ème siècle avec la reconstruction des fortifications qui conférera à la médina sa configuration actuelle.

Ouarzazate - la perle du desert

Ouarzazate - la perle du desert




Ouarzazate, est le point de départ des excursions pour le Grand Sud marocain, mais également la capitale du cinéma au Maroc. À la sortie de la ville, sur la route deMarrakech, les studios Cla et Atlas Corporation proposent en effet aux touristes de visiter les plateaux ayant servis aux tournages d’Astérix Mission Cléopâtre, du Diamant du Nil, de Ben Hur, de Kingdom of Heaven et bien d'autres encore...



La ville est à l’origine un hameau berbère du XVIIe siècle, le village de Taourirt, avec sa célèbre kasbah, autour duquel s'est développée la ville moderne qui remonte à l'époque du protectorat.


Tanger - la porte de l'afrique vers l'europe

Tanger - la porte de l'afrique vers l'europe



Tanger est une ville de transit où débarquent chaque année en ferry plusieurs millions de personnes : les touristes mais aussi et surtout les marocains travaillant en Europe et qui rentrent en été pour passer leurs vacances en famille. C'est une ville très agréable, avec des températures plus fraiches que les autres grandes villes du Maroc. 

Tanger vit essentiellement, du tourisme, de l'artisanat et de ses activités portuaires. Un second port, Tanger-Mediterranée, très à l'est de la ville, a pour ambition de dominer le trafic commercial de cette partie de la mediterranée.

Lieux à visiter à Tanger



Le grand Socco ou place du 9 avril 1947

Cette place, dont le nom vient du mot souk (socco), fut choisie par le sultan Mohamed V pour lancer son appel à la France pour l'indépendance du Maroc, le 8 avril 1947.

La place se transforme en marché chaque jeudis et dimanches. Sur la place s'ouvre le jardin de la Mendoubia : un havre de calme et de verdure en contraste avec l'agitation du grand Socco.

La Casbah et la palais Dar El Makhzen

La Casbah est une ancienne forteresse construite au XVe siècle par les portugais. Elle fait face au port et renferme notamment le palais Dar El Makhzen construit par Moulay Ismaïl au XVIIe siècle pour célébrer le départ des britanniques de Tanger. C'est aujourd'hui un musée d'archéologie. On y accède via la porte Bab-El-Aïssa.

La médina et le petit Socco

Plus petite que celle des autres villes du Maroc, la médina de Tanger est aussi la mieux restaurée et la plus entretenue. Elle est entièrement entourée de remparts.

Chaque ruelle, chaque passage, chaque porte est une découverte, un plaisir pour les sens. La place du petit Socco, avec ses cafés et restaurants, est le centre d'activité de la médina. Elle est dominée par la grande Mosquée.

La légation des États-Unis

Cet ancien consulat fut offert par le sultan Moulay Suleiman aux États-Unis en 1821, alors sous la présidence Monroe. C'est aujourd'hui un musée relatant l'histoire des relations marocaines et américaines. Il s'agit d'ailleurs du seul monument historique américain situé en dehors du territoire des États-Unis.

Les liens d'amitié entre le Maroc et les Etats-Unis sont proches et cela n'est sans doute pas étranger au fait que le Maroc fut l'un des premiers pays au monde à reconnaitre l'indépendance des États-Unis en 1778.

Et aussi...

- La place de France : lieu de rencontre international où politiques et intellectuels aiment se retrouver. L'imposant consulat de France donne directement sur la place.
- Le musée Forbes : ancienne résidence du milliardaire américain Malcolm Forbes qu'il légua à la ville de Tanger en 1990 peu avant sa mort. Ce musée présente 115.000 figurines militaires relatant les plus grandes batailles de l'histoire (Waterloo, etc.).
- Le théâtre Cervantes : construit en 1913, c'est l'un des plus importants du Maghreb.
- L'église Saint Andrew : construite par les britanniques en 1884.
- L'avenue des F.A.R : située, dans le prolongement de l'avenue d'Espagne, c'est la corniche longeant la plage de Tanger, bordée d'hôtels, résidences, clubs et restaurants.


Les environs de Tanger


Le Cap Spartel

Situé à 14 km à l'ouest de Tanger, le Cap Spartel et son phare forment un lieu d'une beauté exceptionnelle où se rencontre l'Atlantique et la Méditerranée : eau turquoise, plage s'étirant sur 45 km de long jusqu'àAsilah au sud, couchers de soleil somptueux. Attention aux courants forts cependant, la baignade n'est pas recommandé à cet endroit.


Les grottes d'Hercule

Au sud du Cap se trouve les mythiques grottes d'Hercule, dont une entrée a la silouhette d'une carte de l'Afrique inversée. Ces grottes étaient utilisée comme lieu de culte pendant toute la période du néolithique à l'antiquité.




Le Cap Malabata (à l'est)

Le Cap Malabata est le pendant du Cap Spartel situé à 30 km environ mais à l'Est de Tanger. La route pour y accéder longe la baie de Tanger et voit se succèder pinèdes et petites criques désertes, jusqu'à l'enclave espagnol de Ceuta.

Asilah

Asilah est une ravissante petite ville située sur la côte Atlantique à 46 km au sud de Tanger. Ses maisons blanches sont protégées par des remparts. Vous appécierez son ambiance reposante et son immense plage au nord. La médina comprend d'impressionnantes portes comme la porte Bab Homar et le palais d'Er Raisuli, devenu centre culturel.

Larache et le site archéologique de Lixus

Larache, à 40 km au sud d'Asilah, était le principal port espagnol lors de l'occupation du nord Maroc par ce pays. De nombreuses traces en atteste encore aujourd'hui comme le château de la Cigogne qui offre une vue imprenable sur la mer et la place de la Libération qui date de l'époque espagnole. En été Larache est elle-aussi très prisée des touristes pour son immense plage au nord.

Mais l'attrait de Larache se sont aussi les ruines romaines de Lixus, à 5 km au nord de la ville. Lixus fut fondée en -1000 avant JC par les phéniciens puis devint romaine jusqu'au Ve siècle. Le site était dédié à la pêche et à la salaison. Il reste aujourd'hui les ruines des ateliers, d'un amphithéâtre, des thermes (avec une mosaïque de Neptune, aujourd'hui au musée d'archéologie de Tétouan).


Essaouira - connue sous l'ancien nom de "Mogador"

Essaouira - connue sous l'ancien nom de "Mogador"


Situation

Sur la côte atlantique, au sud-ouest du Maroc. Essaouira se trouve pratiquement à égale distance (175km) de Marrakech à l'est et d'Agadir au sud.

Caractéristiques

Construite sur une presqu'ile, Essaouira est une ville portuaire et balnéaire d'environ 70.000 habitants. C'est aussi la capitale de la province du même nom. L'activité touristique prend aujourd'hui une place prépondérante dans son économie.

La ville est aussi connue sous l'ancien nom de "Mogador" qui ne désigne plus aujourd'hui qu'une petite ile, réserve scientifique naturelle, au large d'Essaouira.

Lieux à visiter à Essaouira


La médina

La médina d'Essaouira est classée au patrimoine mondial de l'Unesco car c'est un exemple exceptionnel de ville fortifiée de la fin du XVIIIe siècle, construite en Afrique du Nord selon les principes de l'architecture militaire européenne de l'époque. Depuis sa fondation, elle est toujours restée un port de commerce international de premier plan reliant le Maroc et l'arrière-pays saharien à l'Europe et au reste du monde.

La skala de la casbah


Il s'agit d'un mur défensif construit face à la mer. Il est muni de deux portes monumentales. A la différence de la médina, la casbah désignait le lieu où siégeait le pouvoir. Ajourd'hui la frontière entre la casbah et la médina est devenue floue.


Le port

Le port, construit au XVIIIème siècle, est un endroit très animé. Ses bateaux de pèche (chalutiers) de couleur bleu vif sont très caractéristiques d'Essaouira. Près du port se trouve le marché aux poissons.

La skala du port (muraille fortifiée)

Situé juste à côté du port, c'est un autre mur défensif contemporain de la construction du port (XVIIIe siècle). Il s'agit une plateforme de 200 mètres de long flanquée de deux tours carrées monumentales aux extrémités est et ouest. Ces tours sont elles-mêmes surmontées de 4 tourelles. Au travers des créneaux des rebords de la plateforme sont toujours disposés les canons du XVIIIe siècle. Depuis la scala, on peut apercevoir au loin les iles purpuraires et mogador (réserve biologique).

La plage

La plage d'Essaouira s'étend sur 10 km de long. Elle n'est pas toujours très bien abritée du vent, ce qui fait le bonheur des surfeurs et véliplanchistes !

Musées

- Musée Sidi Mohamed Ben Abdallah
- Musée de la ville et de la région situé dans un ancien grand riad du XIXe siècle.

Et aussi...

- Les portes de la médina : Bab Doukkala, Porte de la marine, Bab Marrakech, ...
- De nombreuses galeries d'art (artiste peintre, scultpeurs,..)


Les environs d'Essaouira


Les plages

Outre celle d'Essaouira, la province bénéficie de nombreuses belles plages. Nous vous recommandons :

- la plage de Sidi Kaouki (hôtels et gites possibles à Smimou)
- la plage de Moulay Bouzerktoun, sur la route de Safi
- la plage de Bhibeh
- la plage de Tafelney

Moulay Bouzerktoun

En plus de sa plage très appréciée des surfeurs, ce village possède également une belle mosquée, d'un blanc éclatant, construite au bord de la mer.

Diabet

Situé tout à fait au sud de la plage d'Essaouira, ce lieu-dit renferme les ruines d'un ancien palais et d'un vieux pont.

Le Djebel Amsittine

Pour les amateurs de randonnées, le mont Amsittine est situé à 58km d'Essaouira et culmine à 905 mètres. Superbe vue garantie depuis le sommet !

Safi

Située à 100km au nord d'Agadir et quatre fois plus grande qu'elle, Safi est une ville industrielle et portuaire. Le tourisme y est peu développé mais la ville présente quelques monuments digne d'intérêt comme le "chateau de mer" (Portugal, VIe siècle) et un artisanat spécialisé dans la poterie.


Fes - 3eme plus grande ville au Maroc

Fes - 3eme plus grande ville au Maroc

Située au nord du Maroc, à l'intérieur des terres et au nord-est de Meknès, la ville de Fès se trouve au pied du Moyen-Atlas.



Au même titre que Marrakech et Meknès, Fès est une ancienne capitale du Maroc.

La ville est en fait constituée de la juxtaposition de trois villes : Fès-el-Bali, la médina ou centre historique ; Fès-el-Djedid, la ville neuve fondée par la dynastie des mérinides en 1276 ; et la ville nouvelle, proprement dite, construite sous le protectorat français.

Lieux à visiter à Fès :



La médina de Fès

La médina de Fès est classée au patrimoine mondial de l'Unesco car elle abrite la plus vieille université du monde. Fès connut sa période faste aux XIIIe et XIVe siècles, sous la dynastie des mérinides. Les principaux monuments de la médina datent de cette époque : médersa, fondouks, palais et demeures, mosquées, fontaines, etc. Malgré le transfert du siège de la capitale à Rabat, en 1912, Fès garde toujours aujourd'hui son statut de capitale culturelle et spirituelle du pays.

Les portes de la médina

- Bab Bou Djeloud : C'est la porte principale correspondant à l'entrée principale de la médina

- Bab Dekakène : Porte aux allures de chateau où étaient jugés les criminels au Moyen-Age.


Les souks et fondouks

Les fondouks sont des caravansérails. Il s'agit d'édifices à étage construits autour d'une cour rectangulaire. Les différentes pièces d'un fondouk servaient soit d'entrepôt soit d'auberge pour les voyageurs. Les fondouks de Fès abritent aujourd'hui le plus souvent des ateliers.

Le souk de Fès existe depuis des siècles et il a très peu évolué. Préparez-vous à une remontée dans le temps ! Fès est aussi une capitale de l'artisanat : vous pourrez donc y trouver de multiples souvenirs à ramener (tapis, poteries, bijoux, etc...).

Le souk est organisé par corporation et le plus célèbre est le souk des teinturiers où vous pourrez observer ces derniers travailler à ciel ouvert.

A voir aussi, la place Seffarine, avec sa jolie fontaine centrale, est traditionnellement occupée par les artisans du cuivre.

La mosquée-université Karaouiyne

Fondée en 859, elle devint la plus grande université du monde arabe ancien. L'entrée est fermée aux non-musulmans car c'est encore aujourd'hui un haut lieu spirituel. Ces derniers pourront donc toujours essayer d'apercevoir ses 270 colonnes et ses 24 portes disposées autour d'une cour intérieure à la faveur du portail laissé entrouvert...


Les médersas

Ces anciennes écoles coraniques faisaient office d'internat pour les étudiants. Elles sont richement décorées et ouvertes aux touristes de 8h30 à 17h00. Vous ne manquerez pas :

- La médersa Attarine : Situéé face à la mosquée Karaouiyne, elle fut fondée par les mérinides au XIVe siècle. Prévue pour accueillir 60 étudiants, cette médersa est l'une des plus raffinée du monde musulman avec des chefs-d'oeuvre de calligraphie, de mosaïques et de marquetterie.

- La médersa Bou Inania : Plus grande et plus impressionante encore que la médersa Attarine, c'est l'édifice le plus somptueux de l'époque mérinide.

- La médersa Cherratine : C'est la plus grande médersa de Fès en terme de capacité d'accueil (240 étudiants). Elle fut construite par les alaouites en 1670 dans un style avant-tout fonctionnel et pratique.

- La médersa Seffarine : Construite en 1280 sur la place du même nom, cette médersa est la plus ancienne de Fès. Sa décoration rapelle les maisons traditionnelles marocaines.

- La médersa Sehrij : Isolée dans le quartier Andalous de la médina, elle dégage une atmosphère de calme et de tranquilité. Au centre de la cour intérieur, un magnifique petit bassin est réservé aux ablutions.

La mosquée Andalous

Cette majestueuse mosquée domine le quartier Andalous de la médina. Elle fut construite en 860 par Myriam, la soeur de Fatima qui construit la mosquée Karaouiyne.

Le palais et musée Dar Batha

Ce palais fut construit par Hassan Ier dans l'idée de réunifier les deux villes de Fès, Fès-el-Baki etFès-el-Djedid. Il fut transformé en musée de l'artisanat sous le protectorat français et l'est resté aujourd'hui.

Sont exposés : des poteries et céramiques locales remontant au XIIIe siècle, des broderies, des vêtements, des bijoux du Moyen-Atlas, etc. Vous pourrez aussi y admirez des portails monumentaux ornés et les gigantesques cadenas qui étaient utilisés pour fermer les portes de la médina la nuit.

Et aussi...

- La fontaine Nejjarine : Située après le souk des menuisiers, cette jolie fontaine du XVIIIe siècle est décorée de mosaïques multicolores.
- Les jardins Bou Djeloud
- Le Mellah : ce terme désigne le quartier juif des villes marocaines. Aujourd'hui déserté, le mellah deFès témoigne de la richesse historique et culturelle du Maroc.
- Le mausolée de Moulay Idriss II : Deuxième sité sacré du Maroc, fermé aux non-musulmans, ce sanctuaire est dédié au fondateur de la ville de Fès.



Les environs de Fès


Le tombeau des mérinides

Le tombeau des Mérinides, ou plutôt ses ruines, domine Fès en son point le plus élevé. Les ruines en elles-mêmes présentent un intérêt limité, mais l’endroit procure assurément une des plus belles vues de Fès.

De cette butte dominant la ville, la vue de Fès el Bali et de la vallée du Sebou est féerique. Cette nécropole perpétue la mémoire des souverains Mérinides, à qui le pays tout entier attribue le rayonnement culturel et religieux de Fès. L’art Mérinide s’exprima à travers les mosquées, et surtout, les médersas qui permirent la diffusion de la connaissance. La majorité de ces tombeaux datent du XIVème siècle.


Le Borj Nord

Le Borj Nord est un fort élevé en 1588 au nord de Fès, au Maroc, sur ordre du sultan Ahmed al-Mansur, dont le plan s'inspire de l'architecture des forteresses portugaises du XVIe siècle. Il était l'un des plus grands postes de surveillance de la ville de Fès et servait également de fabrique de canons.

Ayant servi de caserne puis de prison du temps du Protectorat français, le monument abrite depuis 1963 le Musée des Armes avec une intéressante collection d'armes, qui montre l'évolution de l'armement marocain des origines à nos jours. De la terrasse, la vue plongeante sur Fès est magnifique.

Le palais royal

Le palais royal, comme tous les palais royal marocain, est fermé au public. C'est le plus grand du Maroc : chaque souverain y a apporté sa touche personnelle et c'est devenu aujourd'hui un immense complexe que l'on devine extravagant à l'intérieur. Il suffit pour s'en convaincre d'admirer son portail monumental doré. Commandé par le roi Hassan II, ces portes symbolisent les 7 paradis de l'Islam. Les mosaïques bleues et vertes qui l'entourent symbolisent le bleu des céramiques de Fès et le vert de l'Islam.




mercredi 23 novembre 2016

Une vue claire depuis le sommet de toubkal

Une vue claire depuis le sommet de toubkal



Le djebel Toubkal ( arabe : جبل توبقال) est le point culminant du Haut Atlas ainsi que du Maroc et de l'Afrique du Nord avec 4 167 m. Il est situé à 63 km au sud de Marrakech, dans la province d'Al Haouz, à l'intérieur du parc national qui porte son nom.

Le mot Toubkal est une déformation d'origine française du même nom amazigh Tugg Kal /toug-kal/ qui signifie « celle qui regarde en haut la terre ». Les gens de cette région utilisent encore cette appellation. Tizi n Tugg Kal signifie littéralement « col du Tugg Kal ».

Le massif du Toubkal est constitué de roches de natures diverses. On trouve notamment sur les sommets de l'andésite et de la rhyolite, des roches sombres d'origine volcanique.



Des glaciers ont laissé des marques caractéristiques de leur passage sous la forme de vallées en auge. Lors de la glaciation de Würm, l'actuelle vallée de l'Assif n'Ait Mizane (la vallée du refuge du Toubkal) était occupée par le plus long glacier de l'Atlas. Il mesurait 5 km de long.

L'ascension du toit de l'Afrique du Nord attire un grand nombre d'adeptes du trekking. Cette ascension attire d'autant plus la foule qu'elle ne présente pas de grandes difficultés techniques et que l'assistance des muletiers et de leurs mulets réduisent les efforts physiques. La distance et le dénivelé restent tout de même relativement importants puisque entre Imlil et le mont Toubkal les randonneurs parcourent près de 35 kilomètres aller-retour avec un dénivelé de près de 5 000 mètres. L'altitude étant relativement importante (3 200 mètres au refuge et 4 167 mètres au sommet), le risque de mal aigu des montagnes (maux de tête, saignements de nez, vomissements) n'est pas nul bien que ses effets restent très modérés à cette hauteur.

L'été est la saison la plus propice car la neige et les névés sont absents mais des orages brefs et violents peuvent se produire. La voie normale de l’Ikhibi Sud est la plus fréquentée. Du sommet un large panorama s'offre au regard récompensant les efforts fournis. On domine les vastes étendues de l'Atlas et du grand Sud avec à 50 km au sud-est le djebel Sirwa et 150 km au nord-est la vaste croupe du djebel M'Goun. On aperçoit également le sommet de la station d'Oukaïmden. La vague touristique a modifié la vie des montagnards berbères vivant dans le voisinage. De nombreux habitants travaillent désormais dans le tourisme : muletiers, guides, gîteurs, cuisiniers, transporteurs. Le village d’Imlil, dernier village accessible par la route, depuis Asni, et situé à seulement deux jours de marche au nord du Toubkal, est un véritable « Chamonix marocain ». Deux refuges se situent à l'altitude de 3 200 m, à 2 ou 3 heures de marche du sommet. Non loin du sommet du Toubkal se trouve une autre attraction, le lac d'Ifni, accessible par le col de Tizi n'Ouanoums (3 664 m).

Au xixe siècle, l'intérieur du Maroc était encore une terra incognita pour les Européens et pendant longtemps le djebel Ayachi (3 747 m) passa pour le sommet le plus élevé du Haut Atlas. De fait, le Toubkal ne fut gravi officiellement pour la première fois que le 12 juin 1923 par le marquis de Segonzac, accompagné de Vincent Berger et Hubert Dolbeau. Les cairns qu'ils trouvèrent au sommet avaient été construits par les Berbères des environs pour qui le Toubkal est un lieu saint dédié à Sidi Chamarouch (ou Chamharouch). Un sanctuaire lui est d'ailleurs consacré sur le chemin menant d’Imlil au Toubkal.